mercredi 25 juillet 2012

24\07\2012


When I see the flowers in my eyes grow
Wild
And Colourful
A great big bubble of white
Fills me up
Sometimes the weeds come back
In scratched mirrors
And it all seems blurry
And false
I forget that I have walked
On rusty train tracks
And Plexiglas bridges
That my feet are now
In clean brown earth
Particles squeezed between my
Long fuzzy toes
When I see the garden growing
Inside
Between my stomach-flower-pot
And all those tubes of green lianas
I tell myself that it will grow
Beautiful
Long-lasting
And that perhaps
One day
I will learn to live
Without the one
That has uncovered the seeds
And shed water and tears and
Honesty
On the one that I once was

vendredi 18 mai 2012

14\05\2012


When I still wore my angel hair

I had lilies on my flat breasts

Keep me smelling of women and leather

Adulthood as a whisper

Around

Like a colourless aura

__

When I still wore my angel hair

I became a sway of empathy

Mute

Without a prefix

Nor a smile

My long blond strands picking up the dust

And dead skin around

__

When I still wore my angel hair

I burnt it from the ends

Leaving a mess on the floor

And a Miss Jane wig

On my skull

Dyed it orange

Looked like a receptionist

__

With my new look

Came a new wave

Of fancy

Wasn’t long before the ants

And frogs

Took over

Tried to exterminate

The Javex didn’t work much

__

This morning

The Grand-Pa clock said

To let it grow long again

Little by little

My feet immobile in the ashes

And the image of an iguana

Starring

Inside myself

The chemical smell in my burnt nostril hairs

__

Please grow

Make me a nest

I want to play hide and seek

Build shacks in the woods

From dead branches

And mud

I want to wear dry leaves

Fall asleep with ketchup on my cheeks

Show me how

The reptiles are gone

mercredi 18 janvier 2012

Textes - Nuit de la poésie

HONPON
ACATALEPSIE
BANANE SOURIANTE



Honpon s’appelait Honpon et tous le nommaient Harpon à son plus grand désarrois. Qui voudrait s'appeller Harpon? Qui voudrait être de près ou de loin lié à l'odeur fétide des petites menées de la rivière St-François. François. François. Ça c'est un vrai nom! Si je m’appelait François, j'aurais un beau début. En plus de me nommer Harpon, je souffre d'Acatalepsie. Pour cette raison certains me surnomment Cataclysme avant de me pousser dans un banc de neige et de me faire avaler la pisse de chien. Je suis voué à sentir le poisson et l'urine.

Ma mère, de son côté, passe son temps à écouter La Banane Souriante sur notre téléviseur moche de 30 centimètres par 30 centimètres, clouée à son sofa jaune-orangé aux effluves de steak haché. La Banane Souriante c'est sa seule passion. Moi, quand je lui raconte mes histoires de banc de neige et de déculottage, elle me dit << ouais ouais >> en augmentant le volume de son engin magique, ses yeux rouges de sang et de fruits.

N'empêche que ce matin, je la trouvai, immobile, la banane d'un étranger dans la bouche. Elle souriait. N'était plus. J'étais libre. Plus de Harpons. Plus dse Cataclysme.



 
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CHOIX
RADON
DÉCORTIQUITÉ


Y'a eu un adon l'aut' jour pis j'cré qu'ça vaut la peine que j'raconte ce radon, adon, condom... j'me souviens plus trop du mot. J'l'ai perdu dans mon berceau avec le crachat d'mon père tanné d'm'entendre gueuler.

Toujours est-il que ch'ui rentré dans face à c't'homme-là l'autre jour quand J'étais occupée à décortiquer les antiquités des ostie d'riches qui m'payent un gros trois cennes par commode astronomique.

EN TOUT CAS - J'ai eu l'choix devant c't'ostie d'gros porc. J'ai dit oui. J'me suis fait cinq sous.


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CATARACTE
CHAISE
FALAFEL



Dis-moi oui ou non tabarnak ! Tu fais-tu du cataracte? T'es aveugle ostie. Tu peux même pas voir les falafels dans ton assiette. Tu fais-tu du cataracte ostie? Tu peux même pas voir ta chaise en d'sous d'ta cellulite. T'es à veille de tomber sur cul. Tu fais-tu du cataracte ostie? Tu peux même pas remarquer mon âme qui jaune qui t'aime. J't'aime criss... J't'aime en jaune.

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ET SI BARBIE AVAIT ÉTÉ ROUSSE?

Et si cette femme aux seins bombés et à la taille fine s'était réincarnée dans le corps d'une rousse rondelette... Peut-être que les petites filles aux rêves idylliques n'auraient point mit le doigt dans la gorge? Peut-être auraient-elles ouvert leurs cuisses flasques plus tôt? Peut-être n'auraient-elles pas tenté de s'arracher la peau pour s'approcher des vertèbres? Peut-être auraient-elles réussi à se tracasser de leur véritable essor? L'essor de leur personne et non celui de leur buste.  Peut-être auraient-elles ricané dans la forêt en s'imaginant des scènes d'époque aux étoffes simples et aux bijoux fait main.. ?


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Clip clop, clip clop, clip clop
Dans mon encéphale
Comme l'ombre d'une souvenance
D'un hennissement lointain
Me rappelant ce
Clip clop
Des mes semelles
Dans mon âme qui avance
Avec l'âge

Lui, toujours à portée
De poil
Le socle
Me permettant
De garder les mains aux rènes
Malgré la débauche incontrôlable
Des jours pareils

Clip clop, clip clop, clip clop
Départ - Loin
À l'autre bout du continent
Apprendre
Tenir
Sans cuir entre les doigts
Sans chair entre les jambes
Nouvelle
Clip clop

samedi 26 novembre 2011

10 Nov. 2011


Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir fait partie de quelque chose.

24 Nov. 2011


My body is a temple
Yet I am killing it
I see life as all the possibilities I did not follow
All the paths I did not hike
All the countries I did not grow in
                         
My body is a temple
Yet I have never walked in one
Preferring the uselessness of laicism
Rather than the restrains of Religion
The timeless waves of interests – cyclic

My body is a temple
Yet I have never let anyone visit
Leaving all the flaws to my unique bare eyes
Afraid of external spits and cuts
All of them I will never feel on my epidermal

My body is a temple
Yet I am killing it
Little by little – Letting it dismiss and drown
Into the boredom of habits and weaknesses
 By my own fault and shamanic drive


My body is a temple
Or perhaps my only opponent
Our souls should live as flames
Of blue
Alone and together
And all sheltered from the bare feeling of being watched

My body is a flame
Joyful to the idea of being liberated from others
Of being immaterial
No needs – No desires – No aspirations – Just thoughts

My temple has muted
Into a great big pile of thoughts
I have been let free
I have become blue

11 Nov. 2011


Aujourd’hui j’ai présenté un projet. Un projet sur lequel je travaille depuis longtemps. Plus longtemps qu’à l’habitude. Un projet personnel. Un peu trop moi. Un peu trop moi toute nue. 

Comme toujours, on doit parler. Devant tous ces gens. Qui vous regardent. Ça me fait peur. À chaque fois. Celle-ci plus qu’à l’habitude. J’avais les paumes toutes mouillées. Je suais de partout. 

Je ne me souviens plus trop ce que j’ai dit. Je me souviens ne pas avoir dit beaucoup. Ne pas avoir tout dévoilé sur le projet. Ne m’être pas ouverte totalement. J’en suis incapable. Pour l’instant du moins. 

Après avoir parlé. Je me sentais toute schizophrène. Je suis allée boire de l’eau. Me suis fait arrêtée par Andréanne. Elle était toute émue. Remarquant que moi aussi j’étais toute émue. Elle avait été touchée.

C’était ma première fois. La première fois que j’étais aussi bouleversée par un de mes projets. La première fois aussi que je voyais quelqu’un d’autre qui l’était. C’était bizarre. Mais tout avait un sens. 

Martine m’a parlé après le cours. Elle était gentille. Elle m’encourageait. Se disait impressionnée. C’est étrange quelqu’un qui s’intéresse à toi. On dirait presque que c’est anormal. Tout le monde est dans sa tête. Toujours est-il qu’elle m’a fait du bien. 

Peut-être que finalement je sais ce que j’ai envie de faire. En fait je sais que je sais ce que j’ai envie de faire. Je ne sais juste pas trop comment. C’est tellement concret. C’est tellement abstrait. Ça fait peur.