samedi 26 novembre 2011

10 Nov. 2011


Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir fait partie de quelque chose.

24 Nov. 2011


My body is a temple
Yet I am killing it
I see life as all the possibilities I did not follow
All the paths I did not hike
All the countries I did not grow in
                         
My body is a temple
Yet I have never walked in one
Preferring the uselessness of laicism
Rather than the restrains of Religion
The timeless waves of interests – cyclic

My body is a temple
Yet I have never let anyone visit
Leaving all the flaws to my unique bare eyes
Afraid of external spits and cuts
All of them I will never feel on my epidermal

My body is a temple
Yet I am killing it
Little by little – Letting it dismiss and drown
Into the boredom of habits and weaknesses
 By my own fault and shamanic drive


My body is a temple
Or perhaps my only opponent
Our souls should live as flames
Of blue
Alone and together
And all sheltered from the bare feeling of being watched

My body is a flame
Joyful to the idea of being liberated from others
Of being immaterial
No needs – No desires – No aspirations – Just thoughts

My temple has muted
Into a great big pile of thoughts
I have been let free
I have become blue

11 Nov. 2011


Aujourd’hui j’ai présenté un projet. Un projet sur lequel je travaille depuis longtemps. Plus longtemps qu’à l’habitude. Un projet personnel. Un peu trop moi. Un peu trop moi toute nue. 

Comme toujours, on doit parler. Devant tous ces gens. Qui vous regardent. Ça me fait peur. À chaque fois. Celle-ci plus qu’à l’habitude. J’avais les paumes toutes mouillées. Je suais de partout. 

Je ne me souviens plus trop ce que j’ai dit. Je me souviens ne pas avoir dit beaucoup. Ne pas avoir tout dévoilé sur le projet. Ne m’être pas ouverte totalement. J’en suis incapable. Pour l’instant du moins. 

Après avoir parlé. Je me sentais toute schizophrène. Je suis allée boire de l’eau. Me suis fait arrêtée par Andréanne. Elle était toute émue. Remarquant que moi aussi j’étais toute émue. Elle avait été touchée.

C’était ma première fois. La première fois que j’étais aussi bouleversée par un de mes projets. La première fois aussi que je voyais quelqu’un d’autre qui l’était. C’était bizarre. Mais tout avait un sens. 

Martine m’a parlé après le cours. Elle était gentille. Elle m’encourageait. Se disait impressionnée. C’est étrange quelqu’un qui s’intéresse à toi. On dirait presque que c’est anormal. Tout le monde est dans sa tête. Toujours est-il qu’elle m’a fait du bien. 

Peut-être que finalement je sais ce que j’ai envie de faire. En fait je sais que je sais ce que j’ai envie de faire. Je ne sais juste pas trop comment. C’est tellement concret. C’est tellement abstrait. Ça fait peur.

samedi 5 novembre 2011

La chair rapiécée par tiges de nerfs à bout
La plaie victime des mouches fermée pourtant  pourquoi tourner autour
Poils en vagues âme sèche
Belle image moisie substance
Pellicules
Membres-moignons comme tout le monde aux membres-moignons
Marchant dans la rue sans sourire sans bonjour sans comment ça va sans bien et toi sans mal et toi
Étranger parmi les étrangers
Yeux clos d’harassement mortel
Se fermer en boule-fœtus
Qu’il nous pousse des œillères à droite et à gauche
En avant toute !
Ne pas se retourner
Sous peine de fissures gouvernementales
De babines gercées qui saignent au soleil
Immobile
Toujours - Plus - Immobile
Nous le sommes - Tous - Déjà
Éteints
Sous la lourde bâche