Il a quelqu’une
Elle a quelqu’un
Il a une escarbille
Elle a un foyer
Chaleur, peur
Attrait, Retrait
Pour deux
Fois deux
Seule
Toute seule
Juste eux
Amidonnés, cordon ombilical-liés
Seule
Toute seule
Froide
Repoussante, repoussée
N’ayant qu’eux
M’accrochant
À ceux
Qui vivent à deux
Seule
Toute seule
Oubliée
Quand le foyer est à portée
Quand l’escarbille migre avec le papier
Chiffon délavé
Papier journal souillé
D’exils
De réclusions refoulées
S’échapper
Fuir les feux qui s’embraisent
Les logements qui s’enfument
De mon souffle de jalousie
De mes crachats d’envies
Seule
Toute seule
Toujours seule
Entre deux murs de briques et un fanal
À marcher
Mains dans les poches
(7 avril 2010)
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